L’inflammation est nécessaire à l’organisme. Mais trop d’inflammation, c’est un feu de broussailles mal éteint qui peut nuire à l’organisme. Comment la maîtriser ? Quels sont les bons réflexes ?

L’inflammation désigne un processus de défense naturel de l’organisme qui se met en place lorsque ce dernier doit faire face à un agent étranger (un virus, une bactérie…). Par exemple, lorsqu’on se coupe le doigt en éminçant des légumes : la zone rougit, gonfle un peu et vous sentez une douleur. Et… on n’y pense plus en fin de journée. Hop, reconnaissance et identification de l’intrus, libération de certaines molécules pour l’éliminer et réparer les dégâts. Oui, mais…

Il peut arriver que les mécanismes de l’organisme soient trop vulnérables pour lutter contre cet intrus. L’inflammation, silencieusement, peut perdurer, se développer et favoriser un terrain propice à d’autres maladies. C’est ce que l’on appelle l’inflammation chronique, qui peut être favorisé par une sédentarité prononcée, la pollution, une aliment riche en produits ultra-transformés et pauvres en composés protecteurs, ou la pratique d’un sport intense sans récupération suffisante.

Que faire ? De nombreux sportifs d’endurance (trail et triathlon surtout) ont recours aux AINS, des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des médicaments qui atténuent la douleur. Ok, mais il y a d’abord d’autres réflexes de bon sens :

Adopter une alimentation anti-inflammatoire

Il s’agit d’une alimentation riche en antioxydants, des molécules qui vont aider à réguler l’inflammation. Misez sur des produits bruits, reconnaissables, à dominante végétale, avec un focus particulier sur les épices (cannelle, curcuma, clous de girofle…), le gingembre en racine, les fruits rouges quand c’est la saison, certains crucifères comme le brocolis, les petits poissons gras (sardines, maquereaux…), le cacao (donc, le chocolat noir) et le thé vert, si possible à distance des repas pour éviter qu’il ne gêne l’absorption de certains minéraux (fer, calcium…).
Comment ? L’idée n’est pas de consommer que ces aliments, mais bien de les intégrer le plus régulièrement possible dans votre alimentation, selon vos habitudes alimentaires.

Planifier ses entraînements

La programmation sportive, c’est savoir où l’on va et pourquoi. Il est peut être nécessaire de faire appel à un coach pour définir son principal objectif, les moyens pour y parvenir (combien d’entraînements intenses et modérés ? Charges lourdes, poids de corps ? Diversité des mouvements etc…) et surtout, l’optimisation de la récupération : avoir suffisamment de temps de repos entre deux séances, bien s’hydrater, préparer sa collation, veiller à son temps et à sa qualité de sommeil.

Misez sur la phytothérapie

En prévention, la prêle est une plante de référence pour le sportif, connue notamment pour ses vertus reminéralisantes. En tisane, comptez 2 cuillères à soupe pour un demi litre. Il faut en faire une décoction : faites bouillir 3 minutes et infuser 10 minutes hors du feu. A boire avant 19 heures, comme tous les diurétiques.
En curatif, c’est-à-dire si votre organisme est déjà en inflammation, le curcuma en gélule est intéressant pour sa puissante action antioxydante (Essence pure, Vital plus…), à condition de ne pas souffrir d’obstruction des voies biliaires.

Merci à Caroline Gayet, diététicienne et phytothérapeute et auteur du livre « Les secrets de mon herboristerie » aux éditions Dunod, pour ses conseils avisés en phyto.

 

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Charles Brumauld

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